Les gens célèbres à Fay aux Loges

Jacques DOLLE

Un peintre .une vie consacrée à la peinture et par là même intimement liée à la beauté du monde. Une vocation ardente et sensible mais régulièrement personnelle. GAGEURE QUE DE La définir en quelques lignes.

Jacques Dollé est un autodidacte, Jacques Dollé est un constructeur. Probablement rêve-t'il d'abord au détour d'un chemin de Bretagne, d'un méandre de la Seine ou d'un étang de Sologne. Ensuite, ce rêve, il le dépouille, le précise, il l'équilibre. Il affectionne les ordres et les moments de rigoureusement, miraculeuse harmonie, les lumières d'automne, de printemps, les formes décantées, la nature aux temps de sérénité.

Peintre du raffinement de la vision, Jacques Dollé nous livre une image faite d'étincellements, de mirages, de reflets, de miroitements qui captent la poésie et passent sur les eaux, les nuages, les arbres. Chacune de ses toiles est une fenêtre sur la lumière sensible du cour d'un artiste accordé à son univers.

Jacques Dollé a exposé dans le monde entier !

Paris, New York, Allemagne, Tokyo, Osaka, Yokohama, Russie, etc.

Jacques Dollé habite Fay-aux-Loges depuis une trentaines d'années. A l'ouverture de l'école maternelle, il a composé une mosaïque décorant le mûr frontal.

Jacques Dollé est aussi membre du club de l'association «Expression des Loges». Rarement un peintre ne communique au public tant de sérénité, d'équilibre et de calme, tant de volonté de s'intégrer aux structures de la nature.

Merci monsieur, Jacques Dollé

L'abbé THOMAS

Il est né le 31 juillet 1914, fils d'un agriculteur de Fay. Il fréquente l'école du village, entre tardivement au séminaire, a commencé la résistance, en fabriquant de faux papiers avec un cachet de la mairie de Vouzon, et organise la résistance dans son pays natal Fay-aux-Loges.

Le 10 décembre 1943, il fut arrêté par la Gestapo au séminaire mais réussit à se faufiler parmi ses confrères qui sortaient par la Loire par des souterrains .

En mai1944, avec l'instituteur de Nibelle, monsieur Roger Giry, ils firent sortir des groupes de résistance à Fay-aux-Loges, Nibelle,  Beaume-la-Rolande, Chilleurs aux bois, etc.

Le 13 août 1944, ils furent arrêtés et fusillés le 14 août.

 

PONSON DU TERRAIL (Pierre Alexis Vicomte)

Ecrivain célèbre né à Mont Maur dans les Hautes-Alpes le 8 juillet 1829, auteur de 175 romans dont Rocambole. Les cavaliers de la nuit, Le forgerons de la cour dieu. C'est vers 1850 qu'il publie son premier roman. Il écrira également un roman intitulé «Mon Village» pour lequel Donnery lui sert de cadre.

En 1857, il épouse une Orléanaise très fortunée dont le père possède plusieurs domaines dans la région, notamment le château de la Reinerie à Fay-aux-Loges.

Il meurt à Bordeaux le 20 janvier 1871. A sa mort , le château de la Reinerie devient la propriété de Monsieur Monceau, du peintre Belge Van Beers, du grand couturier Balenciaga (en 1943) et de l'écrivain Daudy également.

Jan VAN BEERS (1852 - 1927)

Jan Van Beers nait à Lierre dans la province d’Anvers en Belgique le 27 mars 1852. Son père est un poète connu et Jan continue dans cette lignée d’artiste en devenant peintre. Il étudie à l’Académie d’Anvers et rapidement crée avec ses amis la « Van Beers Clique ».

Jan Van Beers veut très rapidement devenir célèbre. Il l’est tout d’abord, non par son œuvre, mais par son excentricité. Ce jeune artiste ne semble pas prendre les choses au sérieux. Un de ses grands amusements avec la « Van Beers Clique » est de se promener dans les rues déguisé en femme.

Un peu plus tard, il essaie de faire oublier son excentricité et de se faire reconnaître comme un vrai peintre. Il tente alors tous les styles et tous les sujets, peignant à la fois des tableaux historiques, des paysages et des miniatures. Les critiques considèrent que Van Beers n’arrive pas à trouver son propre style. Van Beers décide alors de s’installer à Paris et se met à peindre de petits tableaux de type réaliste. Le succès est immédiat, « Soir d’été » est présenté au salon de Paris en 1880.

Tout semble réussir à Van Beers, les critiques remarquent qu’aucun artiste ne peut surpasser cette finition de tableau. Mais au salon de Bruxelles en 1881, Van Beers est au cœur d’un scandale. Il y expose deux tableaux « Lily » et « La Sirène» et est attaqué par trois critiques lui reprochant d’avoir peint ces tableaux par dessus une photographie. Van Beers ne serait donc qu’un retoucheur adroit. Van Beers propose à ces trois critiques de nommer un expert de leur choix. Si l’expert confirme leur accusation, il paiera les critiques pour chaque tableau (10000Fr pour Lily et 20000Fr pour la Sirène). Dans le cas inverse, les critiques devront payer. Deux critiques se retirent sous le prétexte que l’expertise esquinterait le tableau mais le troisième reste sur sa position mais refuse la proposition de Van Beers. Il lui propose de s’enfermer le temps qu’il faudra pour refaire l’un des deux tableaux. Van Beers refuse.

Mais le 3 septembre 1881, un nouvel incident arrive, « la Sirène» est vandalisée, le visage de la femme est arraché. Rien ne s’oppose plus à l’expertise. Van Beers la fait faire par une commission qu’il recrute, celle-ci conclut que Van Beers est un « honnête homme ». Le peintre se sent alors assez fort pour porter l’affaire en justice. Mais il perd son procès, non pas parce que son tableau n’est pas réel mais pour des histoires d’intérêt et d’argent.

Par cette affaire il est intéressant de comprendre pourquoi « la Sirène» exposé à Pars un an auparavant n’avait alors créé aucun scandale alors qu’il n’en est pas de même à Bruxelles. Tout simplement parce que Van Beers est trop moderne pour l’école de Belgique.

Ce scandale a toujours suivi Van Beers mais a aussi contribué à faire de lui un artiste célèbre et riche. Van Beers séjourne à Fay aux Loges à la Reinerie. Il y meurt le 17 novembre1927 et est enterré au cimetière de Fay aux Loges

Beaucoup de ses tableaux ont disparu, vous pouvez néanmoins en admirer au musée du petit palais à Paris, au musée des beaux arts de Rouen et au musée d’Anvers.

Christobal BALENCIAGA

Il est né en 1895 à Guêtari au pays Basque espagnol.

Sa mère est couturière. A 16 ans, il aura sa propre maison de couture en Espagne.

La guerre d'Espagne l'oblige à fuir et il s'exile à Londre, puis à Paris en 1936. Il aura une succursale à Paris la même année et c'est seulement en 1948 que le grand couturier connaîtra la sécurité financière ; entre temps, en 1943, il devint le propriétaire du château de la Reinerie.

Les anciens du village murmurent que des grands de ce monde, amis de Monsieur Balenciaga, auraient fait escale à Fay également.

En1968, il ferme sa maison de couture. Il s'éteindra en 1972 laissant derrière lui la marque la plus prestigieuse et l'empreinte de la haute couture.

Philipe DAUDY

Ecrivain né en 1925 ; a écrit  « la force du destin » à Fay en 1981

André Paul Marie CHENAL

Homme de lettre, docteur en droit, officier d'académie, André Chenal demeura au 9, rue des Maillets.

Il est né à Orléans le 1 avril 1884, décédé le 2 octobre1939.

Il était chansonnier «au chat noir», auteur de nombreuse chansons et contes de son époque.

Entre autre, «Beautrel» et Colette Renard ont interprété ses chansons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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